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Relations publics

Tribune collective : alerte sur les destructions de postes dans la presse régionale

Les principaux Groupes de presse régionale
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La Tribune, Challenges, Capital,… Les plans sociaux et réorganisations qui s’enchaînent dans la presse économique ne sont pas qu’un «sujet médias ».

C’est un signal très fort pour tous les professionnels des relations publics et pour les entreprises qui comptent sur ces titres pour faire vivre leurs actualités et les porter à la connaissance de leurs parties prenantes.

Moins de journalistes, moins de temps, moins de sujets : cela veut dire concrètement moins de décryptages, moins de place pour les sujets B2B complexes, et ne parlons pas des reportages qui deviennent rares dans la presse économique.

Nos contenus se retrouvent en concurrence, non plus seulement entre eux, mais avec l’urgence permanente, les marronniers et des rédactions sous pression.

Pour les RP, le risque est double :
– Un accès plus difficile aux rédactions, saturées et réorganisées en permanence.
– Une tentation de « communication par défaut », où l’on renonce à proposer des angles ambitieux parce qu’on sait que les équipes en face n’ont plus les moyens de les traiter.

Pour les entreprises, les conséquences sont tout aussi stratégiques :
– Moins de pluralisme éditorial, donc moins de possibilités de confronter, affiner, challenger son récit corporate.
– Une visibilité qui se concentre sur quelques titres et quelques interlocuteurs, avec un risque de dépendance et de moindre résilience en cas de crise.

Si la presse économique s’affaiblit, ce n’est pas seulement « plus difficile d’avoir des retombées », c’est tout l’équilibre entre information indépendante, communication et influence qui se fragilise.

En tant que professionnels des RP, nous avons une responsabilité :
– Défendre des relations presse respectueuses du temps et des contraintes des rédactions.
– Soutenir, autant que possible, les médias qui font encore le choix de l’expertise et du décryptage.

Cette situation inédite nous invite à une réflexion importante : « Dans quel écosystème médiatique voulons-nous encore travailler dans cinq ans ? »

C’est la raison pour laquelle j’ai, au nom de l’agence, signé avec 5 autres consoeurs une tribune qu’ont accepté de reprendre Stratégies, un des principaux médias nationaux des communicants, Placéco, média économique Néo-aquitain de référence. Si d’autres médias spécialisés comme Influencia ou The Good ont parlé de cette tribune, c’est qu’elle pose une question malheureusement centrale : qui pour couvrir nos territoires quand les journalistes et les médias disparaissent ?

Pour moi, un écosystème divers est clairement nécessaire. Mais la diversité a un prix. A nous de soutenir cette diversité.